La comparaison n’était pas la meilleure. Ségolène Royal s’est exprimée sur l’interdiction du voile avec une comparaison plus que maladroite.
Une opposition à l’interdiction du voile
Invitée de l’émission Face à Face d’Apolline de Malherbe sur RMC et BFMTV, Ségolène Royal, candidate à la primaire socialiste et à l’élection présidentielle, s’est exprimée sur la proposition d’interdire le port du voile dans l’espace public, défendue notamment par l’extrême droite.
Elle s’est opposée à cette mesure et a défendu une approche centrée, selon elle, sur les priorités politiques et la protection des enfants. Pourtant, sa manière de défendre son opinion a fait débat. Pour illustrer sa position, elle a déclaré : « Je préfère une femme qui a un foulard sur la tête qui garde des enfants qu’un péd*criminel. »
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Une formule au cœur des critiques
Par cette comparaison, la formule a suscité des réactions en raison du rapprochement établi entre deux situations de nature très différente. Pour certains, comparer une femme portant un foulard à un pédocriminel peut être perçu comme une association inutile et abjecte.
La question posée dépasse donc la seule position de Ségolène Royal sur l’interdiction du voile. Elle interroge également la manière dont les responsables politiques peuvent défendre la liberté de porter un signe religieux sans recourir à des comparaisons susceptibles de déplacer le débat. Cette séquence illustre aussi la sensibilité de la question du voile en France, au croisement de la laïcité et des libertés individuelles.
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