Interview : découvrez Sauveur Eloheem, un artiste pas comme les autres

Nous avons rencontré Sauveur Eloheem, un jeune artiste bourré de talent qui vient de sortir son nouveau single intitulé « Le Boug ». L’artiste a été interviewé par notre équipe. Son univers : sombre, mélancolique et trash. Il avait sortit son Ep le 20 mars dernier. Un projet avec 2 titres accompagné d’un troisième, en bonus track intitulé « Bahamas ». Sauveur Eloheem est un mc pas comme les autres. Il représente l’univers Horrorcore de la musique. Après avoir sorti plusieurs projets et sons sur les réseaux sociaux, il s’est exprimé à nos micros.

Qui es-tu ?

Sauveur Eloheem, rappeur parisien âgé de 26 ans.

Tu viens d’où ?

De Paris, et de Vert-le-Grand dans l’Essonne (91). C’est dans l’Essonne que j’ai passé mes douze premières années,  le reste de ma vie, je l’ai passé à Paris. Cela dit j’ai de nouveau emménagé dans l’Essonne il y a quelques semaines.

T’es né où et quand ?

Je suis né aux Lilas en 1994.

Quand et comment t’as commencé le rap ?

Je m’y intéresse depuis mes quatre ans. Depuis la découverte du « Marshall Mathers LP » de Eminem… Ça m’a toujours attiré, cette violence dans sa façon de poser, la manière dont il découpe les syllabes. C’est aussi grâce à ce disque que j’ai appris mes premiers mots d’anglais…  En tous cas j’ai compris que les textes étaient vulgaires le jour où ma mère a pété un cable après être rentrée dans ma chambre et ait entendu Em’ rapper «suck my dick» ahah. J’ai développé très vite un réel attrait pour la culture Hip Hop et le Rap en particulier. Très jeune, j’achetais toutes sortes de disques, de pas mal de rappeurs s’inscrivant dans des sous-genres différents… J’aime le fait que le Rap soit varié et que chacun y trouve son compte, même si bien sûr il y a des rappeurs que je ne supporte pas. En ce qui me concerne je me suis mis sérieusement à écrire des lyrics et interpréter vers 2012-2013, notamment quand j’ai sorti mon tout premier single « Nécrose ».

Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire du rap ?

Le son et l’énergie que dégage cette musique.  Les différents flows, les voix posés, la variété des sonorités. La rage du truc … Son esthétique également… Étant enfant déjà, j’étais fasciné par tout ça. Aucun autre genre musical ne me plaisait autant, et c’est toujours le cas, même si j’écoute pas mal de trucs différents. Le Jazz, notamment… De la Soul, du Folk, du Blues, et même du classique. Les trucs au piano un peu mélancoliques comme Satie, j’apprécie.

Tu faisais quoi avant ?

Je faisais des prods. Notamment pour le londonien OPM. Un ami de longue date, qui fait partie du duo Eloheem, duo dont je suis l’autre moitié. Il a été condamné il y a quelques mois à plusieurs années d’incarcération. Cette situation est tragique pour sa famille et ses amis proches… Nous prions pour lui… Et je ne manque pas de lui écrire. Pour en revenir aux prods, il m’arrivait également de faire des beats pour Rochdi (Krystal), ou pour Bluca, un proche d’OPM. Je faisais également de l’électro un peu psyché / ambient. Il m’arrive toujours de composer pour mes propres trucs…

C’est quoi tes influences musicales ?

Elles sont réellement très nombreuses, donc ce serait compliqué d’en choisir uniquement une poignée. Mais je dirais que Vinnie Paz, Eminem (période MMLP), Tyler the Creator (périodes « Bastard » et « Goblin ») ainsi que Non Phixion (The Future is Now, The Green CD) font partie des mes fondamentaux.

Comment tu décrirais ton univers artistique ?

Comme une dualité entre bien et mal… Mon univers artistique est essentiellement sombre. Introspectif. La plupart du temps trash et cinglant, voir sardonique… Cela dit, j’ai pu montré à travers plusieurs sons plus conscients et lumineux que je pouvais également faire des trucs plus positifs et facile d’accès. C’est ce paradoxe, cette palette d’émotions que je tiens à cultiver. Quelque chose de clair-obscur… À l’image de l’homme.

T’es signé sur quel label ?

J’ai fondé le mien, Cuttlefish Music Empire, et je sors tous mes singles, EP, et mixtapes dessus.

Tu pourrais nous en dire plus sur tes différents projets que tu as dévoilé et les collaborations ?

Tous mes EP sont très différents musicalement les uns des autres. Textuellement, il y a des thèmes et un lexique qui reviennent dans tous mes sons. Je dirais que c’est ce qui caractérise mon style… Le seul projet qui soit réellement à part dans ma disco, c’est le 8 titres « Chill » qui est un condensé de calme, d’espoir et de positivité, (autant dans la musicalité que dans les lyrics)… Niveau collabs j’ai eu l’honneur de pouvoir bosser avec certaines légendes comme les cainris Cage (Chris Palko) pour le titre « Dead Souls » ou Goretex (Lord Goat) du groupe Non Phixion (je parlais de l’influence de ce groupe sur mon taf précédemment). Dans l’Hexagone, j’ai bossé avec VII sur le morceau « Alfred », qui dénonçait le harcèlement scolaire. Il assure le refrain. VII est quelqu’un que je connais et apprécie. Et pour l’avoir écouté en boucle étant ado, il y’a forcément des trucs qui m’ont inspiré dans son univers. Pas forcément dans la musique en elle même, car ce qu’on fait n’a rien à voir, mais dans le choix de certains mots, le côté ultra introspectif et certaines thématiques très noires. Idem pour Rochdi. Je considère leurs discographies respectives comme importantes car ils ont influencé du monde si tu regardes bien, et en terme de plume, je trouve ça très riche.

Quelles seraient les meilleures conditions pour écouter ta musique ?

Je dirais dans le noir après avoir fumé.

Tes futurs projets ?

De nouveaux singles, EP, et des clips en perspective… L’album viendra mais pas dans un futur proche.

Le mot de la fin ?

Merci à vous pour l’interview et merci à ceux qui ont pris le temps de la lire. Je tiens à remercier les personnes qui me soutiennent. J’invite les gens qui ne connaissent pas mon taf à aller faire un tour sur ma chaîne Youtube, mon Bandcamp, ou n’importe quelle plateforme de streaming… #FREEOPM

Vous pouvez découvrir les différents clips de Sauveur Eloheem ci-dessous.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

R.EY [CLIP]