Niro dévoile l’excellent « sale môme », le premier d’une longue série

On vous l’avait annoncé il y a quelques temps, c’est le jour J. Niro nous livre donc aujourd’hui son EP « Sale môme 1/9 », premier d’une longue série. Pour brièvement résumer le concept, le rappeur originaire d’Orléans, va nous livrer chaque mois 1 EP composé de 5 titres dont un featuring avec une tête d’affiche, un featuring ayant pour objectif de faire découvrir un artiste et trois morceaux où il œuvre en solitaire pour découper ses prods. Pour le premier opus, il fallait frapper fort et pour cela Niro a fait appel à PLK et Scarla LR, rappeur originaire de Villeneuve Saint George en Ile de France.

Cinq titres, deux feats. Dans un premier temps je trouve important de notifier que Niro nous livre encore une fois une masterclass promotionnelle et stratégique. En effet, le rappeur expliquait sur YouTube, dans un « interview business » pour le média REVRSE, sa stratégie qui consiste à proposer plusieurs projets dans un laps de temps réduit : « cela va me permettre de rester sur le devant de la scène pendant un temps plus long qu’en temps normal avec un seul projet » (en parlant de « Stupéfiant »). Niro, avec le projet de livrer 9 EP, part donc déjà sur une base de travail intensive et investit sur lui-même, comme il l’a toujours fait, en empruntant un chemin nouveau, un chemin à lui, un Niro « dans ses vitesses ».

D’un point de vue musical, Niro reste fidèle à ses principes dans lesquels il excelle. Avec cet EP, il vient confirmer un peu plus son statut de tête d’affiche dans ce milieu. Les ambiances proposées sont multiples. Sombres, festives, tranchantes ou encore nostalgiques et pleines d’espoirs. Pour Scarla LR, rappeur invité, l’enjeu était de taille ; poser sur l’album de NIRO qui est actuellement sur un petit nuage avec l’obtention tout fraiche d’un disque d’or pour son album « Stupéfiant ». Scarla est venu, seul sur son track et Scarla a livré une très bonne performance sur le morceau « Du cas$h ». Refrain sombre et mélodieux accompagné de couplets en parfaite osmose avec l’instru, le jeune rappeur a parfaitement réussi son coup. Pour le second feat avec PLK « Fils 2 », le verdict est sans appel : MASTERCLASS. Un refrain assez explicite (que je vous conseille vivement d’aller écouter), sur une instru ténébreuse où les rappeurs proposent punchline sur punchline, des passes-passes parfaitement maîtrisés et une énergie monstrueuse.

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Sur les morceaux où Niro pose seul, il place la barre très haute. Dès le premier morceau « sous le matelas », on sent que Niro à la même grinta, la même mentale qu’à ses débuts. Tout au long du morceau, une voix nous le fait comprendre : « ne laisse jamais personne te dire que tu n’es pas capable ». Un morceau introspectif où rien ne semble faillir, avec une énergie mêlée à un calme notoire, dont seul Niro a le secret. Ensuite, dans son titre « Wari Oh » aux sonorités plus festives, il nous dévoile son amour pour le business et nous affirme, à sa manière, comment il perçoit la quête d’argent comme universelle : « Un aveugle m’a dit qu’il a vu un muet parler avec un sourd pour les Wari (l’argent) », une figure de style pleine de sens. Enfin, le morceau « dans mes vitesses » est celui interprété en exclusivité dans l’émission 59’s Inside de ZKR sur YouTube. Une pépite auditive où l’on entend un Niro observer et décrire ce qu’il se passe autour de lui pour en conclure qu’il n’a pas le temps pour tout cela, qu’il est « dans ses vitesses », dans ses bails, et qu’il n’y a que ça de vrai dans la réussite.

Pour conclure sur cet EP, il est excellent et Niro ne déçoit pas. En espérant qu’il conserve ce rythme de croisière pour les 8 prochaine mois !

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